Traversée Touët / Villars sur Var- Dimanche 3 Mai 2026

Proposée et guidée par Jean-Michel

L’historique de cette rando est un vrai défi personnel, mais aussi logistique. La rando est donnée pour 15 km et + 860 m, dont + 700 mètres sur les 4 premiers kilomètres, autant dire que ça grimpe. Puis, sur le coté logistique, prendre le train à Nice pour se rendre à Touët, départ de la rando, et le reprendre à Villars, terminus de la rando, pour rentrer à Nice, ce n’est pas courant. Il faut être à la gare de Villars à 15h03, pétantes. Le « timing » est serré, 6 heures de marche, max, pour faire la traversée, faisable mais stressant. Il ne faut pas de « couacs ». Le train n’attendra pas. L’angoisse : louper le train, prochain passage : 20h03’…. Voilà le tableau, alors ? Ira, ou n’ira pas ?

D’abord programmée dans cette configuration, cette rando sera annulée. Nouvelle programmation, mais dans une autre configuration, plus sereine. Un éboulement sur la voie entre Nice et Saint Isidore, change la donne, mais également, une discussion entre « trotteurs » ouvre une nouvelle perspective de réalisation. Faire le trajet en voiture jusqu’à la gare de Villars, laisser les voitures à la gare, prendre le train pour Touët, faire notre traversée « tranquillou Billou », et retrouver nos voitures qui nous attendent sagement à la gare. Du coup : No stress … « Banco ! », on y va.

Rendez-vous est donné à Carrefour, 11 trotteurs se retrouvent, motivés pour une nouvelle aventure ! Motivés, motivés, est un bien grand mot, certains s’interrogent encore : « mais pourquoi me suis-je inscrit ? Il nous annonce 15 Km et + 800 m, dont 700 m dans les 4 premiers Km, c’est dingue ! ».

Plus de questions à se poser, on y va. Les voitures se dirigent vers la gare de Villars. On s’équipe, on papote le temps que le train arrive. 9h03’, le voilà, pile à l’heure. La Chef de train nous accueille, on s’engouffre dans le wagon de tête, il n’y a personne… Est-ce un train fantôme ? Nous sommes les seuls passagers. Nous arrivons à Touët, le trajet se fait en moins de 10 minutes. Les paysages sont différents de ceux qu’on voit de la route.

La petite troupe n’est pas très « vaillante », on sent qu’on est sur la réserve, on traîne, on prend son temps pour regarder les maisons, les jardins. Aie ! 1er couac, une trotteuse a oublié son pique-nique, direction l’épicerie, un peu de monde, on attend ! Enfin, top départ, 9h30’, on démarre notre rando.

Nous commençons notre ascension en traversant le village de Touët, de jolis points de vue s’offrent à nous. Particularité du village: ses portes peintes. Nous en apercevons quelques-unes pendant notre déambulation. Nous visitons l’église « Notre Dame de la Nativité », nous y découvrons une ouverture dans son sol, au-dessus du vallon de Touët, laissant apercevoir le cours d’eau. Bon il est temps de vraiment démarrer, nous sommes au pied de la cascade de Touët, la grimpette va débuter. Nous progressons à une allure modérée, le pas est sûr, le sentier est bien marqué, les km s’enchaînent. Au 2/3 de la montée, nous faisons une petite pause, c’est dur, mais les sourires sont encore présents. Le plus raide arrive, après un court passage plat, la piste s’élève, le terrain est caillouteux. Aie ! 2ème couac, une pierre se dérobe sous une chaussure, une chute. Plus de peur que de mal, quelques égratignures sur un coude. Comme on est à quelques mètres de la balise qui annonce la fin de la montée, on termine l’effort, puis on désinfecte et on met un pansement. Et voilà, 700 m de dénivelé positif avalé en 2h30, Bravo !

Notre sentier serpente entre forêts de chênes, de pins et de maquis. Il s’accroche à flanc de montagne et nous offre de splendides panoramas. Nous trouvons un petit coin pour le pique-nique, notre pause sera copieuse et gourmande, comme d’hab ! Même pas fatiguée, une trotteuse en profite pour jardiner. Nous repartons au bout d’une heure, le sac plus léger mais l’estomac bien rempli. Le sentier nous fait passer devant la Chapelle Saint Antoine. Nous atteignons le col éponyme après un bon petit raidillon. Nous entamons la descente, aussi pentue que la montée. Nous faisons attention où nous mettons les pieds, entre les pignes de pins, les graviers mêlés au sable et les cailloux, c’est « casse g…. ». Aie ! 3éme couac, une chute, ouf pas de « bobos ». La descente est soutenue jusqu’au fond du vallon du Riou Blanc que nous traversons sur une jolie passerelle. Puis l’ultime montée pour rejoindre la route qui nous mène jusqu’au village de Villars sur Var. Il est 15h03’, l’heure de prendre le train et il nous reste encore environ 4 km pour rejoindre les voitures. Heureusement que nous avons choisi cette solution. Du coup, nous profitons pour faire une petite visite du village, son lavoir, son moulin, ses ruelles étroites, ses calades typiques d’un village médiéval. Quelques commerces sur la place, dont un bar, mais il semble fermé. Nous rejoignons la gare, salués au passage par un joli petit âne de Provence et son acolyte le mouton. Nous terminons notre rando, après 15 kms et + 860 m / - 900 m de dénivelé, bel effort ! La bière « sortie du coffre », nous désaltère et nous réconforte. Nous échangeons nos impressions sur cette rando, certes sportive mais accessible, et finalement le bilan: « Belle rando, on a bien fait de s’inscrire, on en a bavé, mais on l’a fait ! ».

Bravo aux participant(e)s, merci à tous pour le partage de ces beaux et bons moments, pour votre convivialité et votre bonne humeur.

Et le dernier mot pour la fin : Rando, NO STRESS !!

Texte et photos Jean-Michel